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Les personnages célèbres

 

André BAUCHANT (1873-1958)

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Portrait d’André Bauchant. Photographie Ed. Brissy. Collection Ville de Château-Renault.

Peintre autodidacte, né à Château-Renault en 1873, d’un père pépiniériste et d’une mère couturière. Il se consacre à la peinture à son retour de la première guerre mondiale. En 1921 il expose neuf toiles au Salon d’Automne à Paris, au cours duquel le peintre Amédée Ozenfant et l’architecte Le Corbusier remarquent sa peinture naïve et poétique. En 1928 se tient sa première exposition personnelle, avec 75 toiles exposées à la galerie Jeanne Bucher à Paris. Cette même année, Serge de Diaghilev, le directeur des ballets russes, lui commande une maquette pour les décors de son ballet Apollon Musagète. André Bauchant a peint de grandes toiles mythologiques, historiques et religieuses, des portraits, des paysages, des fleurs et des fruits, des animaux et des oiseaux, des fruitiers. Sa peinture est exposée très rapidement dans le monde entier, mais c’est seulement en 1949 que la galerie Charpentier à Paris organise une grande exposition de 215 toiles. C’est la consécration et le début d’une reconnaissance internationale. André Bauchant est l’auteur de plus de 3000 toiles réparties dans des collections privées et publiques, notamment en France, en Allemagne ou au Japon.

Camille MORTIER (1897-1991)

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Camille MORTIER

Artiste sculpteur autodidacte né à Saunay, Camille Mortier est entraîné très tôt par son père bûcheron dans le travail du bois, un matériau qui deviendra la matière de prédilection de ses sculptures. Ses premières œuvres seront réalisées durant la première guerre mondiale, alors qu’il était affecté au service du génie. A partir de 1922 il exerce pendant 40 ans le métier de scieur de bois dans une scierie de Château-Renault, et consacre ses soirées et ses loisirs à la sculpture sur bois. De ces longues heures naîtront une foule d’animaux : chiens, chats, lions, oiseaux, et des personnages où domine la figure féminine, aux socles ornés de multiples motifs pittoresques, ainsi que de nombreux encadrements ouvragés dont il s’est fait une spécialité. Il est aussi l’auteur de nombreuses peintures sur bois, dont la plupart ont été réalisées à la fin de sa vie à l’hôpital de Château-Renault, où il s’éteint en mars 1991, cinq mois après avoir assisté à sa première exposition rétrospective au moulin de Vauchevrier, et après avoir donné à la ville de Château-Renault un important ensemble de sculptures et de tableaux.

Placide PELTEREAU (1858-1932)

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Placide PELTEREAU

Placide Peltereau appartient à la grande famille de tanneurs établie dès 1543 à Château-Renault. Au tournant des XIXe et XXe siècles il poursuit le développement de la plus grande tannerie de Château-Renault, la manufacture « Veuve Placide Peltereau Le Jeune Frère » et s’associe en 1909 avec la tannerie Enault de Montrouge. En qualité d’industriel et fabricant de cuirs, il est fait Officier de la Légion d’honneur en 1908 et devient président du Syndicat général de l’industrie des cuirs et peaux de France de 1907 à 1919. Sa notoriété dépasse le cadre national, et compte parmi les noms influents de l’industrie de la tannerie.

Martin GARDIEN (1755-1793)

Avocat né à Château-Renault, Martin Gardien a exercé le métier de procureur-syndic de la municipalité en 1791. Son père, Alexandre Gardien, était notaire royal et procureur fiscal du marquisat de Château-Renault. Martin Gardien est l’un des huit députés élus de l’Indre-et-Loire à la Convention de 1792. Allié du parti des « Montagnards », il est l’auteur d’un rapport sur les documents de « l’armoire de fer » qui accablent le roi Louis XVI, avant d’adopter un positionnement modéré sur la peine encourue par le roi lors de son procès, et de rallier finalement le parti des « Girondins ». Il est arrêté en juin 1793, puis condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire.

Stéphane PITARD (1908-1931)

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Stéphane PITARD

Stéphane Pitard est nommé instituteur-adjoint à l’école de garçons de Château-Renault en 1927, trois ans après y être sorti comme élève. En 1931, au cours d’une projection cinématographique dont il avait la charge, un incendie se déclare dans la cabine, à proximité de 220 enfants réunis. Après avoir tenté héroïquement d’éviter la propagation du feu et protéger les élèves, le jeune instituteur décède à l’âge de 22 ans, des suites de brûlures et d’intoxication.

Stéphane Pitard a été fait Chevalier de la légion d’honneur à titre posthume en 1931. Le gouvernement français lui attribue la même année, également à titre posthume, la Médaille d’or des belles actions.

En novembre 1931, le ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, Mario Roustan, procède à un hommage national dans l’école et au cimetière de la ville.

François-Louis ROUSSELET, dit « Chateauregnaud » (1637-1716)

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François-Louis Rousselet

La famille Rousselet devient propriétaire du château et de la seigneurie de Château-Renault en 1618, et érige le domaine en marquisat en 1620. L’un de ses représentants les plus célèbres, François-Louis Rousselet, a exercé son activité militaire au sein de la marine royale française de Louis XIV, en 1661 comme enseigne de vaisseau, puis capitaine, chef d’escadre, lieutenant général des armées navales, et enfin vice-amiral du Levant. « Chateauregnaud » comme on le surnomme, assura l’escorte des navires marchands contre les attaques de corsaires, et participa à de nombreuses batailles contre les armées navales anglaises, hollandaises ou espagnoles (batailles navales de Djidjelli, Cap Lizard, Ouessant, baie de Bantry, cap Beachy Head, Vigo).

Il eut sous sa direction les ports de Toulon et de Brest. En 1693, il est fait Grand-Croix de l’ordre militaire de Saint-Louis, puis nommé Maréchal de France en 1703 et décède à Paris en 1716. Conformément à sa demande testamentaire, son cœur a été rapatrié à Château-Renault.

Deux siècles plus tard, la Marine nationale française rendra hommage à ce marin en baptisant cinq bâtiments de guerre du nom de « Châteaurenault », et dont les deux plus connus sont un croiseur de 1ère classe (1896) et un escorteur d’escadre (1948).

Charles-Henri D’ESTAING (1729-1794)

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Charles-Henri d’Estaing

Par son mariage en 1746 avec Marie-Sophie de Rousselet, Charles-Henri d’Estaing prend le titre de marquis de Château-Renault. Il exerce une carrière dans l’armée en qualité de mousquetaire, l’amenant à participer à de nombreuses campagnes militaires, notamment celles de Flandre en 1744 et d’Alsace en 1745. En 1759, il demande à servir sur mer, et commence sa carrière de marin avec une expédition dans le golfe persique. Il est promu lieutenant général des armées navales et participe à des revues d’inspections dans les colonies françaises aux Antilles, puis commande la marine du port de Brest en qualité de Gouverneur. Le roi Louis XVI le fait vice-amiral en 1777, avant de le désigner en 1778 pour partir combattre l’armée anglaise durant la guerre d’indépendance américaine. Il devient Gouverneur de Touraine en 1785 puis est nommé général commandeur de la garde nationale de Versailles. Il obtient la nomination d’amiral, avant d’être cité comme témoin au procès de Marie-Antoinette, puis accusé de conspiration et condamné à mort en 1794.

Marc-Antoine CALMON (1832-1890)

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Marc-Antoine CALMON

Originaire du Lot, la famille Calmon devient propriétaire du domaine et du château de Château-Renault au début du XIXe siècle. Ses représentants sont issus de la haute administration, notamment l’Enregistrement et les Domaines, et dont le député et conseiller d’Etat Jean Calmon (1774-1857) est nommé directeur général sous l’Empire et la Restauration. Son fils, Marc-Antoine Calmon, maître des requêtes, conseiller général et député du Lot, est nommé sous-secrétaire d’Etat au ministère de l’intérieur de 1871 à 1872 sous la présidence de son ami Adolphe Thiers. En 1875, il est élu sénateur, et poursuivra son mandat jusqu’à son décès en 1890. Il épouse Joséphine Maison, la petite-fille du célèbre Général d’Empire Nicolas-Joseph Maison, et se consacre sous le Second Empire à des travaux sur l’histoire financière de la France.

Robert CALMON, dit Marquis CALMON-MAISON (1854-1923)

 photographie du buste de Robert Calmon (marbre) 1898 par Maurizzio Marocchetti. Collection Ville de Château-Renault - JPEG - 39.6 ko
photographie du buste de Robert Calmon (marbre) 1898 par Maurizzio Marocchetti. Collection Ville de Château-Renault

Robert Calmon est le fils du sénateur Marc-Antoine Calmon. Conseiller général du Lot, il exerce en 1876 la fonction de secrétaire particulier d’Henry Waddington, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. Homme politique mais essentiellement homme de lettres, il assure la réédition des ouvrages de sa mère Joséphine Calmon-Maison, et est l’auteur de la biographie de François-Louis Rousselet, de Charles-Henri d’Estaing, et d’un ouvrage sur l’histoire de la campagne de Belgique menée par le général Maison. Il achève la rédaction de l’Histoire parlementaire des finances de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, ouvrage initié par son père. Après l’incendie du château de Château-Renault en 1907, il fera distribuer des médaillons réalisés en argent à partir de l’argenterie fondue, en signe de reconnaissance aux habitants de la ville venus apporter leur aide.

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